Programme d'appui au secteur de la santé en Tunisie

Le programme Essaha Aziza, mis en œuvre en Tunisie entre 2019 et 2025 avec un financement de l’Union européenne, appuie le ministère de la Santé sur plusieurs champs d’action liés à la première ligne de soins. L’intervention associe les directions centrales et régionales, les circonscriptions sanitaires, les centres de santé de base, les PMI, les centres intermédiaires, les hôpitaux de circonscription, le CIMS et, selon les volets, l’INEAS, le SAMU et diverses équipes d’assistance technique. L’ensemble vise l’amélioration de la qualité des soins, l’accès aux services, la gouvernance territoriale, la digitalisation du système d’information et l’organisation des urgences.
Une action conjointe au service de la première ligne de soins
Le ministère de la Santé constitue l’acteur central de mise en œuvre. Son action s’appuie sur les Directions régionales de la santé, les circonscriptions sanitaires, les établissements de première ligne et les hôpitaux de circonscription. L’INEAS intervient sur l’accréditation des structures. Le CIMS porte la dimension numérique et le développement du SI-SSPL et du dossier médical informatisé. Le SAMU intervient dans la formation aux urgences. Les équipes d’assistance technique assurent l’accompagnement méthodologique, les diagnostics, la production d’outils, la formation et le suivi de plusieurs dispositifs territoriaux.
Essaha Aziza couvre cinq champs d’intervention pour renforcer l’organisation des soins
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Amélioration de la qualité des services de santé de première ligne, à travers l’équipement, l’accréditation, la formation et la gestion de la qualité.
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Facilitation de l’accès aux soins, avec des actions relatives à la mobilité, aux parcours coordonnés, aux rendez-vous et à plusieurs prises en charge ciblées.
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Renforcement du pilotage régional, de la planification, du suivi-évaluation et de la gouvernance locale.
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Digitalisation des circonscriptions sanitaires, autour du SI-SSPL, du dossier médical informatisé et du renforcement des capacités du CIMS.
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Organisation des services de veille, de surveillance et d’urgence aux trois niveaux du système de santé.
Des réalisations concrètes en équipements, compétences et organisation
Entre 2019 et 2025, les actions menées sur la première ligne de soins en Tunisie ont porté sur la qualité des services, l’accès aux soins, la gouvernance territoriale, la digitalisation et les urgences. Sur la qualité, 24,7 millions d’euros ont financé 2 100 équipements biomédicaux. L’accréditation a concerné 32 structures en deux phases, avec 14 accréditations obtenues et 7 visites réalisées. Les formations ont réuni 1 500 agents en hygiène et sécurité des soins, 500 médecins généralistes et sages-femmes en santé maternelle et périnatale, près de 750 participants en santé bucco-dentaire et 58 cadres sur la planification, le suivi-évaluation et la gestion de la qualité.
L’accès aux soins s’est appuyé sur 6,65 millions d’euros d’équipements mobiles ou favorisant la mobilité. Une consultation obstétricale de deuxième niveau a été mise en place dans 4 sous-pôles de Kairouan. Des parcours de soins ont été développés en santé bucco-dentaire, pour les personnes âgées à risque de perte d’autonomie et pour l’orientation entre centres de santé et hôpitaux régionaux, notamment à Kasserine et à Sidi Bouzid-Meknassy. Dans 8 gouvernorats, l’analyse des coûts montre que 95 % des coûts de fonctionnement des CSB relèvent des ressources humaines.
Sur la gouvernance territoriale, l’appui a concerné 6 gouvernorats du pôle centre, avec rapports annuels analytiques, plans d’action et tableaux de bord standardisés. Deux établissements de Nabeul ont bénéficié d’un accompagnement dédié, tandis qu’à Siliana, la réorganisation de l’offre de soins s’est appuyée sur un SROOS, une carte sanitaire régionale et un Projet Sanitaire Partagé. La digitalisation a donné lieu à un MVP du dossier médical informatisé testé fin 2022 à Hammamet, à 19 livrables, à 196 personnes formées, à 1 million d’euros d’équipements à Nabeul, puis à un déploiement couvrant 44 CSB équipés et 180 personnes formées en 2025. Sur les urgences, 14,7 millions d’euros d’équipements ont été mobilisés ; 11 protocoles ont été actualisés à Gabès, un plan AVC a été validé en août 2025, et les formations ont concerné 235 médecins de première ligne, 60 ambulanciers, 98 médecins et paramédicaux, ainsi que 247 médecins généralistes et techniciens des urgences.
Principaux repères chiffrés, 2019-2025
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24,7 millions d’euros et 2 100 équipements pour la qualité des services de première ligne.
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10 structures engagées dans la première phase d’accréditation, 9 accréditées ; 22 structures dans la deuxième phase, 5 accréditées et 7 ayant réalisé leur visite.
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1 500 agents formés en hygiène et sécurité des soins ; 500 médecins généralistes et sage-femmes en santé maternelle et périnatale ; près de 750 participants en santé bucco-dentaire ; 58 cadres et professionnels formés à la qualité.
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6,65 millions d’euros pour les équipements liés à l’accès aux soins et à la mobilité sanitaire.
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4 sous-pôles de Kairouan dotés d’une consultation obstétricale de deuxième niveau pour les grossesses à risque.
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83 médecins formés au dépistage du cancer colorectal ; 97 au pied diabétique ; 68 cadres de santé sur la CSU ; 95 % des coûts de fonctionnement des CSB attribués aux ressources humaines dans l’enquête menée dans 8 gouvernorats.
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800 professionnels formés dans le champ de la gouvernance et de la décentralisation ; plus de 100 sessions thématiques ; cycle mensuel pour les 24 directeurs régionaux.
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1 million d’euros pour l’équipement numérique à Nabeul ; 19 livrables produits pour le SI-SSPL ; 196 personnes formées dans la phase initiale ; 44 CSB équipés et 180 personnes formées dans trois circonscriptions sanitaires de Nabeul en 2025.
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Plus de 900 jours d’expertise mobilisés pour le SI-SSPL, dont 665 jours d’experts seniors et 237 jours d’experts juniors ; 124 000 euros pour l’assistance aux formations.
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14,7 millions d’euros d’équipements pour les urgences ; 11 protocoles actualisés à Gabès et diffusés dans 6 hôpitaux de circonscription ; plan AVC validé en août 2025.
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235 médecins de première ligne, 60 ambulanciers conducteurs, 98 médecins et paramédicaux, 247 médecins généralistes et techniciens des urgences formés dans le champ des urgences.




